Free(V)olt

Présentation

Cette création, prévue en décembre 2020 à la Réunion, n’a pas pu voir le  jour en raison de l’arrêt des spectacles pendant 2 ans suite au COVID 19. 

NOTE D’INTUITION 

Dans la prolongation de la pièce RAVE[VOLT], qui rendait un hommage aux « musiques amplifiées, contestataires, festives et rebelles » tissant ce fil temporel des périodes électriques (Hippies) et électroniques (Zippies), FREE[VOLT] se conçoit comme la continuité naturelle par une adaptation prenant en compte le contexte social et musical de l’Océan Indien et plus précisément celui de l’Île de la Réunion.

Le rapport qu’entretiennent les musiques populaires au festif par l’art de la danse et de la transe, (et osons le mot-valise de la « Transe(en)danse ») auquel s’ajoutent les notions de spiritualité et de mysticisme, trouvent ici un écho amplifié dans l’histoire passée et actuelle de l’ile de la Réunion.

FREE : Convoque l’idée de liberté ! Celle évidente, contenue dans l’histoire même de l’Ile, dont l’esclavagisme et le colonialisme en seront la négation, mais également celle que la « Nature » généreuse de l’Île de la réunion offre par ses cirques, montagnes, mer ou volcan… ! La Free-party (mouvement qui succèdera au Rave-party après l’interdiction du gouvernement Thatcher en 94) est la branche clandestine et radicale de la Rave portée par des militants libertaires profondément liée à des modes de vie nomades et alternatifs. Elle s’est agencée comme une véritable contre-culture dans les années 90. Ceci n’est pas sans résonance avec les esclaves marrons se réfugiant dans le cirque de Mafate pour échapper à leur condition …

VOLT : Convoque l’idée de force électromotrice / électrique qui met en mouvement. Cette haute tension fait écho à la force « Océanique et Volcanique » qui constitue l’environnement et la structure géologique de l’Île de la Réunion, mais également toutes les formes de « Résistances », autant physiques que symboliques, formant l’histoire des mouvements sociaux et des luttes politiques au cours des siècles. Ces champs de forces se retrouvent dans la musique Maloya (Danse Trance), dans le culte des ancêtres ou « Kabaré » (Transcendance), dans la défense de la Créolité, du multiculturalisme, et dans l’art poétique/politique du « Fonnker. »..